BlogConformitéLes 7 outils incontournables pour les directions QHSE en 2026
Les 7 outils incontournables pour les directions QHSE en 2026

Les 7 outils incontournables pour les directions QHSE en 2026

Révisions ISO 9001 et 14001, ouverture du passeport de prévention aux employeurs, entrée en vigueur du paquet Omnibus… l'année 2026 concentre plusieurs échéances réglementaires qui justifient de faire le point sur votre écosystème de solutions QHSE.

Pour certaines directions, ce sera l'occasion de renforcer un stack déjà en place en ajoutant des briques spécialisées (veille réglementaire, conformité tiers, contrôle d'accès). Pour d'autres, c'est le moment de lancer le chantier de la digitalisation.

Dans ce guide pratique, la rédaction de Provigis détaille les 7 catégories d'outils à considérer pour structurer ou compléter votre système de management QHSE.

1. Une plateforme QHSE intégrée : le socle du système de management

La direction QHSE pilote en parallèle des audits internes, des plans d'actions correctives, une documentation réglementaire, des indicateurs de performance et des revues de direction. Sans outil centralisé, ces flux se dispersent entre les fichiers Excel, les boîtes mail et les serveurs partagés, avec des incohérences, des pertes de temps inévitables et un risque juridique latent.

Les plateformes QHSE intégrées rassemblent une grande partie de ces processus dans un référentiel unique. Elles prennent en charge :

  • La gestion documentaire (procédures, fiches de sécurité, manuels qualité) avec circuits de validation et traçabilité des modifications ;
  • La planification et le suivi des audits internes et externes, de la grille d'évaluation jusqu'au rapport final ;
  • Le traitement des non-conformités internes : déclaration, analyse des causes, actions correctives, relances automatiques ;
  • Les tableaux de bord avec indicateurs en temps réel (taux de conformité, échéances, tendances) ;
  • Les remontées terrain via application mobile, pour saisir les incidents ou les preuves photographiques directement sur site.

⚠️ Le point de vigilance

Ce socle structure le système de management intégré (SMI) mais ne saurait se suffire à lui-même, car il laisse des angles morts à fort enjeu réglementaire : l'évaluation de la conformité des tiers (fournisseurs, sous-traitants), la veille sur les évolutions législatives HSE ou encore le contrôle d'accès aux chantiers. Ces besoins appellent des solutions spécialisées qui seront développées dans la suite de ce guide.

Quelles sont les obligations couvertes par cet outil QHSE ?

Les trois référentiels ISO qui structurent la démarche QSE partagent depuis 2015 une architecture commune, la High Level Structure (HLS). Cette harmonisation facilite leur intégration au sein d'un même système de management : mêmes chapitres, même logique d'analyse des risques et même cycle PDCA (Plan-Do-Check-Act).

Les solutions QHSE intégrées s'appuient sur cette convergence pour proposer des workflows et des grilles d'audit alignés sur les exigences des trois normes :

  • ISO 9001 (management de la qualité) : maîtrise des processus, satisfaction client et amélioration continue ;
  • ISO 14001 (management environnemental) : réduction des impacts, conformité aux réglementations environnementales et gestion des déchets et des ressources ;
  • ISO 45001 (santé et sécurité au travail) : prévention des risques professionnels, participation des salariés et conformité au Code du travail. Cette norme a remplacé l'OHSAS 18001 en 2018.

💡 Le point actu

Ces trois référentiels sont en cours de révision : la nouvelle version de l'ISO 14001 est attendue pour avril 2026, celle de l'ISO 9001 pour fin 2026, et l'ISO 45001 devrait suivre courant 2027. Les plateformes SaaS intègrent généralement ces mises à jour normatives sans intervention de l'utilisateur, ce qui allège le travail de veille documentaire.

Comment choisir votre plateforme QHSE intégrée ?

Le dimensionnement de la plateforme dépend avant tout de la taille de l’entreprise. Les structures de moins de 50 salariés privilégient des solutions légères, avec une interface simple et un coût d'entrée modéré (quelques centaines d'euros par mois). Les ETI et grandes entreprises ont besoin de fonctionnalités plus avancées, notamment la gestion multi-sites, les droits d'accès granulaires par entité et la consolidation des indicateurs au niveau groupe.

Le deuxième critère porte sur l'interopérabilité. La plateforme doit pouvoir échanger des données avec l'ERP, le SIRH ou les outils métiers déjà en place.

💡 Le conseil Provigis

Les API ouvertes et les connecteurs standardisés sont des critères importants car ils évitent les doubles saisies et garantissent la cohérence de l'information entre systèmes. Pour les organisations qui recourent à des solutions spécialisées (conformité tiers, veille réglementaire, contrôle d'accès), cette capacité d'intégration est un critère éliminatoire.

Citons enfin le niveau d'accompagnement proposé par l'éditeur, qui pèse lourd dans la réussite du projet. Le taux d’adoption par les équipes terrain dépend largement de la qualité de la phase de paramétrage : elle doit être adaptée aux processus internes, rythmée par des formations différenciées selon les profils d'utilisateurs et un support réactif.

💡 Le piège du déploiement « big bang »

Les projets de digitalisation QHSE doivent se faire progressivement pour ne pas provoquer des résistances au changement et brider le taux d’adoption. Les retours d'expérience convergent vers une approche par phases : démarrer avec deux ou trois modules prioritaires (gestion documentaire et non-conformités, par exemple), stabiliser les usages puis élargir le périmètre. Côté budget, les coûts de formation et d'accompagnement représentent généralement 20 à 30 % de l'investissement total, un poste souvent sous-estimé lors du chiffrage initial.

2. Une solution de conformité et d’évaluation des tiers

Pour assurer leur conformité, les donneurs d'ordre demandent les mêmes documents à leurs fournisseurs, sous-traitants et prestataires : attestations URSSAF, KBIS, assurances décennales, certificats ISO, listes de travailleurs étrangers, plans de prévention, documents ADR, habilitations CNAPS, etc.

Ces demandes se répètent à chaque nouvelle relation commerciale, avec des relances manuelles, des fichiers Excel dispersés entre les services achats, juridique et QHSE, et des risques de non-conformité qui ne se détectent qu'au moment du contrôle ou de l’incident.

En tant que Tiers de Collecte Probatoire (TCP), Provigis mutualise ces vérifications dans une plateforme 100 % digitale. Le principe : le fournisseur, prestataire ou sous-traitant dépose ses documents une seule fois sur notre plateforme, et l'ensemble des donneurs d'ordre avec lesquels il travaille y accède directement.

La direction QHSE gagne ainsi du temps sur les relances administratives et dispose d'un référentiel à jour, avec alertes automatiques en cas d'expiration d'un document.

Quelles fonctionnalités rechercher dans une solution de conformité QHSE ?

Notre plateforme prend en charge l'intégralité du cycle de conformité tiers, depuis la collecte des documents jusqu’à l’archivage sécurisé et la piste d’audit. L’objectif est de digitaliser et fiabiliser le risque tiers pour vous permettre de vous concentrer sur le cœur de votre activité :

  • Collecte et dépôt des documents : les fournisseurs téléversent leurs pièces justificatives directement sur leur espace dédié, avec un système de relances automatiques pour maintenir le taux de complétude ;
  • Administration de questionnaires auprès de vos tiers. Nous vous proposons des modèles réalisés par des experts (RSE, RGPD, anticorruption) mais aussi la possibilité de paramétrer vos propres questionnaires ;
  • Contrôle de conformité : les documents simples et typés (KBIS, URSSAF, attestations fiscales) sont vérifiés automatiquement via les API gouvernementales. Les pièces spécifiques, comme les certifications métiers et les assurances professionnelles, font l'objet d'une vérification humaine par nos équipes pour détecter les fraudes documentaires ;
  • Archivage sécurisé et piste d'audit : chaque version de document est horodatée et conservée dans un coffre-fort numérique juridiquement opposable, ce qui facilite les audits internes, les contrôles URSSAF et les demandes de l'inspection du travail ;
  • Score de compliance : Provigis calcule en temps réel le statut de conformité de chaque tiers, avec des indicateurs par périmètre (achats, sous-traitance, intérim) et par type d'obligation (vigilance, QHSE, RSE).

💡 Pour les chantiers BTP et les sites industriels

Pour les sites soumis à un contrôle d'accès renforcé, Provigis s'interface avec la solution Activigie pour vérifier simultanément la conformité de la personne morale (l'entreprise sous-traitante) et celle des personnes physiques (les salariés présents sur site, avec leurs habilitations, formations sécurité et aptitudes médicales). Cette double vérification est, par exemple, déployée sur des chantiers en Champagne-Ardenne, où plus de 2 000 salariés issus de 450 entreprises sont contrôlés avant l'accès au site.

Quelles sont les obligations couvertes par les outils de conformité tiers ?

Le cadre réglementaire sur la conformité des tiers s'est construit par couches successives depuis une vingtaine d'années, avec trois grandes évolutions : d'abord la lutte contre le travail dissimulé et la fraude sociale, ensuite l'extension de la responsabilité des grandes entreprises aux impacts sociaux et environnementaux de leur chaîne de valeur, et enfin l'émergence de dispositifs de transparence extra-financière.

Les outils de conformité tiers doivent aujourd'hui traiter simultanément ces trois strates, avec des périmètres d'application qui varient selon la taille de l'entreprise, son secteur d'activité et sa localisation géographique.

La plateforme Provigis vous permet de sécuriser votre conformité à l’ensemble de ces lois et directives :

  • L’obligation de vigilance : vérification des documents obligatoires (KBIS, attestation URSSAF, liste des travailleurs étrangers…) à la signature du contrat puis tous les six mois ;
  • Le devoir de vigilance, : pour les entreprises de plus de 5 000 salariés en France ou 10 000 dans le monde : plan de vigilance obligatoire couvrant filiales, sous-traitants et fournisseurs, avec cartographie des risques, procédures d'évaluation, actions d'atténuation, etc. ;
  • La loi Sapin II : pour les structures de plus de 500 salariés et 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Programme anticorruption avec évaluation des tiers, code de conduite et dispositif d'alerte ;
  • La directive CSDDD : extension progressive entre 2027 et 2029, avec obligation de due diligence étendue aux fournisseurs de 2 et 3 rang.
  • La directive CSRD : reporting extra-financier sur les impacts ESG pour les entreprises de plus de 250 salariés. Collecte obligatoire des données de durabilité auprès des fournisseurs.

💡 Au-delà des obligations légales

Les donneurs d'ordre peuvent imposer des critères mieux-disants à leurs tiers fournisseurs, prestataires et sous-traitants : certifications ISO 14001, ISO 45001, ISO 37001, labels RSE (Lucie 26000, RFAR, Engagé RSE…), évaluations EcoVadis, chartes éthiques, exigences sur la parité, la diversité et l'insertion, etc. Provigis permet de paramétrer ces critères internes et de les appliquer à l'ensemble du référentiel tiers, avec des workflows d'homologation adaptés à la cartographie des risques propre à chaque organisation.

3. Les solutions de veille réglementaire HSE

Les plateformes QHSE intégrées, que nous avons développées dans la première partie, proposent généralement un module de veille réglementaire, mais il reste sommaire : il agrège simplement les textes parus au Journal officiel et les trie par thématiques (santé-sécurité, environnement, ICPE), sans analyse juridique ni hiérarchisation des priorités.

Le responsable QHSE reçoit une liste de décrets et d'arrêtés, avec pour mission de déterminer lui-même lesquels s'appliquent à son activité, comment les interpréter et quelles actions engager pour se mettre en conformité.

Ce travail nécessite des compétences juridiques que la plupart des directions QHSE ne possèdent pas en interne. Les solutions spécialisées de veille réglementaire se positionnent donc sur ce besoin en s'appuyant sur des équipes de juristes HSE qui assurent trois fonctions critiques :

  • Identifier les textes applicables au contexte précis de l'entreprise (activité, effectif, implantations géographiques, arrêtés préfectoraux ICPE) ;
  • Analyser leur impact opérationnel sur les processus, équipements et formations ;
  • Accompagner les responsables QHSE dans la mise en œuvre des actions de mise en conformité.

Par exemple, QSE Veille emploie 6 juristes spécialisés qui répondent aux questions par hotline et rédigent des notes explicatives sur les évolutions réglementaires complexes. Red-on-line propose des comités de veille pour décrypter les textes importants, des audits de conformité terrain et une assistance juridique dans 12 pays. SOCOTEC BlueTrust s'appuie sur un réseau de 300 spécialistes en environnement et risques industriels, etc.

Quelles fonctionnalités rechercher dans une solution de veille QHSE ?

La variation des fonctionnalités est assez minime entre les solutions de veille QHSE du marché. La différence se fait davantage sur les spécialisations sectorielles et la qualité de l’accompagnement :

  • Référentiels personnalisés par site : diagnostic initial pour identifier les textes applicables (codes du travail, environnement, arrêtés préfectoraux ICPE, conventions de rejets, engagements clients) ;
  • Alertes ciblées en temps réel : notification dès la parution d'un texte pertinent pour l'activité de l'entreprise, avec synthèse rédigée par un juriste pour en mesurer l'impact opérationnel ;
  • Hotline juridique : accès direct à un juriste référent par téléphone, mail ou ticketing ;
  • Pilotage des plans d'action : module de suivi des actions de mise en conformité, avec assignation des responsabilités, échéances et tableaux de bord pour mesurer l'avancement.

💡 Dans quels cas prendre une solution de veille QHSE ?

Les entreprises multi-sites (notamment multinationales), les installations classées ICPE ou SEVESO et les secteurs fortement réglementés (chimie, pharmacie, agroalimentaire, BTP) justifient l'investissement dans une solution spécialisée avec accompagnement juridique. Pour les autres, le critère décisif reste l'absence de compétences juridiques en interne : si le responsable QHSE passe plus de deux jours par mois à décrypter des textes réglementaires sans être sûr de leur applicabilité, l'externalisation vers une solution avec juristes dédiés devient rentable.

4. Les solutions de pilotage des risques professionnels (DUERP, PAPRIPACT)

Obligatoire dans toutes les entreprises dès la première embauche, le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) inventorie l'ensemble des risques auxquels les salariés sont exposés dans chaque unité de travail.

L'employeur transcrit dans ce document les résultats de son évaluation des risques pour la santé et la sécurité au travail en identifiant :

  • Les dangers physiques: machines, produits chimiques, bruit, vibrations…
  • Les dangers organisationnels: horaires atypiques, charge de travail…
  • Les dangers psychosociaux: manque d’autonomie, tensions relationnelles, isolement, harcèlement…

Le DUERP doit être mis à jour au minimum une fois par an pour les entreprises de 11 salariés et plus, ainsi qu'à chaque modification importante des conditions de travail ou à chaque nouvel élément d'information sur un risque.

Les entreprises de 50 salariés et plus doivent prolonger cette évaluation par un Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d'Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT), qui liste les actions à déployer sur l'année suivante avec leur coût, leurs responsables et leurs échéances.

💡 Le point actu

Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, applicable depuis le 1er juillet 2025, impose aux employeurs d'évaluer les risques liés à l'exposition des travailleurs aux épisodes de chaleur intense (en intérieur comme en extérieur) et de les intégrer dans le DUERP. Les mesures de prévention doivent être déclenchées dès le seuil de vigilance jaune de Météo-France. L'inspection du travail peut désormais mettre en demeure les employeurs qui n'auraient pas formalisé ces mesures dans leur document unique.

Dans quel cas opter pour une solution spécialisée dans le pilotage des risques professionnels ?

Les plateformes QHSE tout-en-un proposent généralement un module DUERP/PAPRIPACT qui suffit dans la plupart des cas, mais qui atteint ses limites dès que l'entreprise doit :

  • Harmoniser la démarche sur plusieurs sites, comme c’est généralement le cas dans l’agroalimentaire, la chimie, la métallurgie, l’automobile, etc. ;
  • Piloter réellement la prévention à partir de son DUERP, qui n’est pas réduit à l’obligation légale. C’est généralement le cas dans les secteurs où la performance sécurité est pilotée par des objectifs et des revues périodiques (énergie, transport, BTP…) ;
  • Garantir une traçabilité renforcée des décisions (versions, historique des modifications…). C’est le cas dans les environnements fortement audités et très réglementés comme la chimie, la pharma, le nucléaire et l’aéronautique.

Dans ces cas, les solutions spécialisées dans le pilotage des risques professionnels se justifient par leurs fonctionnalités avancées, notamment :

  • Les bibliothèques de risques sectorielles: catalogues préconfigurés par métier avec familles de dangers, sources d'exposition et mesures de prévention adaptées à chaque activité ;
  • La cotation paramétrable : définition de grilles de criticité personnalisées (fréquence, gravité, maîtrise, exposition) avec calcul automatique du niveau de risque brut et résiduel après application des mesures de prévention ;
  • La génération automatique DUERP et PAPRIPACT : édition des documents réglementaires conformes au Code du travail, avec possibilité de signature électronique et d'archivage horodaté des versions successives ;
  • Le pilotage des plans d'actions préventives et correctives, avec affectation des responsables, échéances, statuts d'avancement…
  • Les remontées terrain collaboratives via application mobile pour que les équipes opérationnelles puissent remonter des situations dangereuses, des presque-accidents et des propositions d'amélioration directement depuis le terrain, avec géolocalisation et prise de photo.

5. Les outils de gestion de l'accidentologie et des incidents

Lorsqu'un accident du travail survient, l'employeur dispose de 48 heures pour transmettre la déclaration à la CPAM (hors dimanches et jours fériés), conformément à l’article R441-3 du Code de la sécurité sociale.

Au-delà de cette obligation administrative, l'enjeu consiste à analyser l'événement pour éviter qu'il se reproduise : identification des causes (arbre des causes, méthode des 5 pourquoi), mise à jour du DUERP et déploiement d'actions correctives.

Les outils de gestion de l'accidentologie peuvent centraliser ce cycle :

  • Enregistrer tous les types d'événements (accidents avec ou sans arrêt, accidents bénins, presqu'accidents, situations dangereuses) ;
  • Générer la déclaration au format CERFA ;
  • La transmettre en EDI sur Net-entreprises.fr.

L'analyse des causes s'effectue directement dans l'outil, avec un lien vers le DUERP pour tracer l'impact sur l'évaluation des risques, le cas échéant. Les indicateurs de sinistralité (taux de fréquence, taux de gravité) viennent ensuite alimenter les tableaux de bord et les revues de direction.

💡 Le point actu

Le rapport de l'Assurance Maladie-Risques professionnels publié en novembre 2025 révèle que les indemnités journalières versées au titre des arrêts de travail AT/MP ont atteint 4,9 milliards d'euros en 2024 (+10,8 %), dépassant pour la première fois les rentes d'incapacité permanente. Cette bascule traduit un allongement structurel des arrêts de travail, notamment ceux dépassant 28 jours (+12,1 % pour les IJ majorées).

Les plateformes QHSE tout-en-un peuvent-elles gérer l'accidentologie ?

Les plateformes QHSE intégrées proposent quasiment toutes un module accidentologie qui couvre les besoins standards : enregistrement des événements, génération du CERFA, analyse des causes, plan d'actions et tableaux de bord de sinistralité.

Ce module suffit pour la majorité des entreprises qui doivent simplement respecter l'obligation de déclaration et piloter leur prévention. Les solutions spécialisées AT/MP se justifient dans trois situations :

  • Enjeu financier sur le taux de cotisation AT/MP, notamment chez les entreprises de 150 salariés et plus qui cotisent au taux individuel, calculé sur leur sinistralité propre des trois dernières années ;
  • Interface RH/paie complexe : les entreprises qui gèrent en interne la paie et les arrêts de travail ont besoin d'une solution qui s'interface nativement avec leur SIRH et leur DSN pour automatiser la déclaration, le suivi des indemnités journalières, le calcul des subrogations et la gestion du retour à l'emploi.
  • Industries à forte sinistralité : le BTP, la métallurgie, la logistique et la chimie enregistrent des taux de fréquence d'accidents élevés. Chaque accident pèse sur la part individuelle du taux et le pilotage fin de la sinistralité devient un levier de maîtrise des coûts.

6. Les outils de suivi des habilitations et formations sécurité

Les caristes recyclent généralement leur CACES tous les cinq ans (dix ans pour les engins de chantier). Les sauveteurs secouristes du travail (SST) passent en MAC tous les deux ans. Les électriciens renouvellent leur habilitation tous les trois ans, voire chaque année s'ils interviennent sous tension (TST), etc.

À ces échéances s'ajoutent les formations travaux en hauteur, les certifications amiante, les autorisations ATEX, les recyclages incendie et les aptitudes médicales qui conditionnent la validité de certaines habilitations.

Pour une direction QHSE qui pilote plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de collaborateurs, le suivi manuel de ces échéances dans un tableur générera forcément des oublis : formations périmées, salariés affectés à des postes pour lesquels ils ne sont plus habilités, titres non renouvelés avant l'échéance, etc.

Les outils de gestion des habilitations centralisent ces informations et automatisent le suivi des échéances. Ils permettent notamment de :

  • Constituer un référentiel des formations et habilitations requises par poste de travail, avec les durées de validité et les délais d'anticipation pour planifier les recyclages ;
  • Rattacher chaque salarié à ses formations en cours de validité et générer des alertes avant expiration ;
  • Éditer les titres d'habilitation (habilitations électriques, autorisations de conduite, etc.) et les faire signer électroniquement ;
  • Vérifier l'adéquation entre les habilitations détenues par un salarié et les exigences de son poste, avec une vue synthétique des écarts à combler ;
  • Planifier les sessions de recyclage en regroupant les salariés concernés par une même formation pour optimiser les coûts.

💡 Le point actu

La loi Santé au travail du 2 août 2021 a créé le passeport de prévention, un outil numérique national qui recense les formations en santé et sécurité suivies par chaque travailleur. Depuis septembre 2025, les organismes de formation doivent y déclarer les formations qu'ils dispensent. L'espace employeur ouvrira le 16 mars 2026 : les directions QHSE pourront alors consulter les passeports de leurs salariés (sous réserve de leur accord) et vérifier les déclarations des organismes de formation. Vérifiez que votre outil de gestion des habilitations s'interface bien avec ce nouveau référentiel pour éviter les doubles saisies et garantir la cohérence des données.

7. Outils de contrôle d'accès aux sites et chantiers

Les chantiers BTP, les sites industriels classés Seveso, les installations nucléaires et les zones logistiques à fort trafic de sous-traitants imposent un contrôle d'accès strict pour éviter les accidents liés à des intervenants non habilités ou mal formés.

Le responsable QHSE doit vérifier, avant l'entrée sur site, que chaque salarié détient les habilitations électriques, les formations sécurité obligatoires (travail en hauteur, espaces confinés, CACES), les autorisations de conduite, les aptitudes médicales à jour et les EPI adaptés aux risques du chantier.

Lorsqu’elle est réalisée manuellement, cette vérification croisée entre la conformité de l'entreprise sous-traitante et celle de ses salariés devient un goulot d’étranglement opérationnel et un foyer de risque majeur.

Provigis x Activigie : la vigilance à 360°

Provigis s'interface avec la solution Activigie pour automatiser le contrôle d’accès aux sites et chantiers. La plateforme vérifie simultanément la conformité de la personne morale (attestation URSSAF, assurance décennale, certifications MASE ou ISO 45001, plan de prévention) et celle des personnes physiques qui se présentent sur site :

  • Pré-qualification des entreprises et des salariés : collecte des documents de conformité de l'entreprise via Provigis (KBIS, attestations sociales, assurances) et upload des habilitations individuelles de chaque salarié (certificats de formation, autorisations de conduite, visites médicales) avant la date d'intervention ;
  • Contrôle d'accès en temps réel : à l'entrée du site, le salarié scanne son badge ou présente son QR code, le système vérifie que son entreprise est conforme et que ses habilitations sont valides pour la zone où il doit intervenir ;
  • Alertes automatiques : blocage de l'accès en cas de document expiré (visite médicale périmée, habilitation échue) ou d'entreprise non conforme, avec notification au donneur d'ordre et au sous-traitant ;
  • Traçabilité complète : horodatage de chaque entrée et sortie, historique des accès par entreprise et par salarié, édition de rapports d'activité pour les audits CARSAT ou les contrôles de l'inspection du travail.

💡 Contrôle d'accès sur chantier : retour d'expérience Securitas

Sur un chantier de 40 hectares en Champagne-Ardenne, pour une grande maison de champagne, Securitas déploie la solution intégrée Activigie-Provigis pour contrôler quotidiennement 2 100 salariés issus de 450 entreprises. Activigie vérifie la conformité des personnes physiques, Provigis celle des personnes morales. Sur le terrain, les agents de contrôle scannent les badges à l'entrée : feu vert pour autoriser l'accès, feu rouge pour bloquer en cas de non-conformité. La solution a été étendue à deux autres sites du même groupe.

Provigis : centralisez la conformité QHSE de vos tiers

Né en 2009 à l'initiative du Club des Acheteurs, Provigis est aujourd'hui le Tiers de Collecte Probatoire (TCP) de référence pour les directions achats, juridiques, conformité et QHSE.

Dans l'écosystème d'outils que nous avons présenté dans ce guide pratique, Provigis se positionne sur le volet conformité des tiers :

  • Collecte documentaire mutualisée auprès de vos fournisseurs, prestataires et sous-traitants ;
  • Contrôle d'authenticité via API gouvernementales (URSSAF, Infogreffe, INSEE) et vérification humaine par nos équipes pour les documents complexes ;
  • Administration de questionnaires standards ou personnalisés (QHSE, RSE, anticorruption…) ;
  • Archivage probatoire horodaté et juridiquement opposable ;
  • Score de compliance en temps réel par tiers et par périmètre.

Associée à des solutions partenaires, nous assurons également le contrôle d'accès aux sites et chantiers sensibles en vérifiant simultanément la conformité des entreprises et celle des salariés présents sur le terrain.

Vous pilotez la conformité QHSE de vos fournisseurs, prestataires et sous-traitants ? Demandez votre démo personnalisée de Provigis.

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