BlogConformitéComment fiabiliser le processus d’achat : étapes, risques et bonnes pratiques
Fiabiliser le processus d’achat : étapes, risques et conseils

Comment fiabiliser le processus d’achat : étapes, risques et bonnes pratiques

En 2024, la France a enregistré plus de 68 000 défaillances d'entreprises, un record historique. Pour les donneurs d'ordre, chaque fournisseur qui dépose le bilan en cours de contrat, c'est une livraison interrompue, une prestation à reprendre en urgence, un nouveau prestataire à qualifier dans la précipitation.

Et le risque ne s'arrête pas là : 64 % des entreprises françaises ont subi au moins une tentative de fraude en 2023, avec un préjudice moyen supérieur à 50 000 € par incident pour la moitié d'entre elles. La fraude au faux RIB fournisseur figure en tête des attaques les plus fréquentes.

Face à ces menaces, le processus d'achat joue un rôle de bouclier, car il détermine :

  • Avec qui l'entreprise travaille ;
  • Dans quelles conditions ;
  • Selon quels contrôles.

Chaque étape joue un rôle de filtre : l'expression du besoin cadre le périmètre, le sourcing identifie les fournisseurs crédibles, la qualification vérifie leur conformité, la contractualisation fixe les engagements, la séparation des rôles empêche qu'une seule personne contrôle la chaîne de bout en bout. Quand ces filtres fonctionnent, les fournisseurs défaillants ou frauduleux sont écartés avant de pouvoir nuire.

Dans ce guide pratique, la rédaction de Provigis détaille les étapes du processus d'achat B2B, les risques qui pèsent sur chaque étape et les bonnes pratiques à mettre en place pour le fiabiliser.

Qu'est-ce que le processus d'achat ?

Dans le B2B, le processus d'achat désigne l'ensemble des étapes suivies par l’entreprise pour acquérir un bien ou un service auprès d'un fournisseur. Il démarre à l'expression d'un besoin interne et se termine à la réception de la prestation ou du produit, voire à l'évaluation du fournisseur après livraison.

Toutes les entreprises n'abordent pas leurs achats de la même manière. Dans une TPE ou pour des achats de faible montant (fournitures de bureau, petit matériel, petites prestations…), le processus ressemble davantage à un achat grand public : le dirigeant ou le collaborateur concerné identifie un besoin, compare quelques offres et passe commande. La décision est relativement rapide, souvent individuelle, et ne mobilise pas de procédure formalisée.

Le processus d’achat devient structuré dès qu’il porte sur des volumes significatifs ou des achats à enjeux, encore plus si l’entreprise est soumise à des obligations de vigilance sur ses fournisseurs.

💡 Le chiffre Provigis

Les décisions d'achat B2B complexes mobilisent en moyenne 7 à 10 parties prenantes au sein de l'entreprise acheteuse (Gartner). Cette pluralité d'intervenants allonge les cycles de décision et impose une coordination rigoureuse entre les services.

Dans ce cadre, l'achat suit un circuit formalisé qui implique plusieurs acteurs :

  • Le demandeur interne (ou prescripteur) exprime le besoin et définit les spécifications techniques ou fonctionnelles attendues ;
  • L'acheteur (ou le comité d’achat) identifie les fournisseurs potentiels, lance les consultations, négocie les conditions commerciales et sélectionne le prestataire ;
  • La direction financière valide l'engagement budgétaire et contrôle la conformité avec les prévisions ;
  • Le service juridique examine les clauses contractuelles, notamment les conditions de responsabilité, les pénalités et les clauses de sortie ;
  • Le service conformité (ou compliance) s’assure que le fournisseur respecte bien les obligations légales en vigueur ainsi que les critères mieux-disants décidés par l’entreprise dans sa politique d’achat : régularité sociale et fiscale, assurances, certifications requises, RSE, etc.

Cette répartition des rôles répond à un double objectif. D'une part, elle évite qu'une seule personne contrôle l'ensemble du processus, ce qui limite les risques de favoritisme ou de corruption. D'autre part, elle garantit que chaque dimension de l'achat (technique, financière, juridique, réglementaire) est examinée par un expert du sujet.

Nos conseils pour fiabiliser les 9 étapes du processus d’achat

La composition du processus d’achat dépend de la maturité de l’entreprise, de son secteur d’activité et de la nature de l’achat réalisé : une entreprise industrielle qui référence un nouveau fournisseur de pièces détachées suivra un processus beaucoup plus rigoureux qu'une agence de communication qui achète des licences logicielles, par exemple.

Cela étant posé, la plupart des processus d'achat structurés s'articulent autour d'une séquence commune : expression du besoin, recherche de fournisseurs, consultation, analyse des offres, négociation, qualification du fournisseur retenu, contractualisation, passation de commande, réception et évaluation.

Certaines étapes peuvent évidemment être fusionnées ou simplifiées selon le contexte. Pour un achat récurrent auprès d'un fournisseur déjà référencé, l'entreprise passe directement à la commande. Pour un achat critique ou un nouveau partenaire, chaque étape fait l'objet d'une validation formelle pour fiabiliser le processus d’achat. Détaillons chaque étape du processus d’achat.

1. L'expression du besoin

Tout achat commence par un besoin identifié au sein de l'entreprise : un service opérationnel peut avoir besoin d’un équipement, un projet peut nécessiter une prestation externe, un stock a peut-être atteint son seuil de réapprovisionnement, etc.

Le demandeur interne formalise ce besoin, généralement via une demande d'achat (DA) transmise au service achats. Cette formalisation doit répondre à plusieurs questions :

  • Quelle est la nature exacte du besoin ?
  • Quelles sont les quantités requises ?
  • Dans quels délais ?
  • Quel est le budget disponible pour cet achat ?

Plus la demande est précise, plus les étapes suivantes gagnent en efficacité. Si la demande est floue (« il nous faut un logiciel de gestion »), l'acheteur devra multiplier les allers-retours avec le demandeur pour clarifier les attentes.

Si la demande est structurée (« logiciel de gestion de projet pour 15 utilisateurs, compatible avec notre SSO, budget maximum 500 € par mois »), elle permettra de lancer le sourcing dans les meilleurs délais.

Dans les organisations matures, la demande d'achat passe généralement par un workflow de validation qui vérifie la disponibilité budgétaire et la légitimité du besoin avant de déclencher le processus. Cette étape de filtrage évite d'engager des ressources sur des demandes non prioritaires ou hors budget.

💡 Le chiffre Provigis

Plus de 78 % des acheteurs B2B définissent leurs besoins et leurs critères de sélection en interne bien avant d’avoir pris contact avec les fournisseurs ou prestataires envisagés (6sense). À ce stade, toute demande d’achat imprécise se répercutera sur toute la chaîne : sourcing mal orienté, offres non comparables et allers-retours avec les fournisseurs consultés pour harmoniser les offres...

2. La recherche de fournisseurs (sourcing)

Une fois le besoin validé, l'acheteur identifie les fournisseurs susceptibles d'y répondre. Cette phase de sourcing mobilise une demi-douzaine de canaux. Le baromètre des investissements B2B (2025) propose un classement des sources d’information les plus consultées par les acheteurs français afin de constituer leur shortlist de fournisseurs ou prestataires :

  • L’entourage, le bouche-à-oreille et les recommandations des pairs (65 %) ;
  • Les réseaux sociaux (47 %) ;
  • Les événements professionnels (45 %) ;
  • La recherche en ligne qui aboutit sur le site internet des fournisseurs ou prestataires (36 %) ;
  • La presse spécialisée (31 %) ;
  • Les livres blancs et autres contenus techniques (27 %) ;
  • Les articles de blog et les forums de discussion (19 %).

L'objectif n'est pas d'établir une liste exhaustive de tous les fournisseurs envisageables, mais de constituer un panel pertinent. Les achats standard (fournitures, prestations courantes) se contentent généralement de deux ou trois fournisseurs pressentis. Les achats critiques ou les nouvelles catégories de prestations justifient un panel plus large pour comparer davantage d'approches et de conditions commerciales et d’exécution.

L'acheteur gagne en efficacité dans sa recherche quand il dispose d'une base fournisseurs qualifiée et mise à jour. Cette base recense :

  • Les prestataires déjà évalués ;
  • Les retours d'expérience des services internes ;
  • Les documents de conformité collectés.

Elle évite de repartir de zéro à chaque consultation et permet d'identifier rapidement les fournisseurs éligibles selon les critères requis (certifications, couverture géographique, capacité de production, engagements RSE…).

💡 Le chiffre Provigis

L’écrasante majorité (92 %) des acheteurs B2B démarrent leur processus d'achat avec au moins un fournisseur déjà identifié, et 41 % ont un fournisseur préféré avant même la phase d'évaluation formelle (Forrester).

3. La consultation (ou appel d'offres)

L'acheteur contacte les fournisseurs du panel et leur transmet un cahier des charges ou une demande de devis. Ce document décrit le besoin, les quantités, les délais attendus, les critères de sélection et les modalités de réponse (format, date limite, interlocuteur).

Les consultations peuvent prendre différentes formes selon l'enjeu de l'achat :

  • La demande de devis simple pour les achats courants et les faibles montants ;
  • La demande de proposition (RFP), plus détaillée, qui invite les fournisseurs à présenter leur approche technique et commerciale ;
  • L'appel d'offres formel, encadré en France par le Code de la commande publique pour les marchés publics : publication obligatoire (BOAMP, JOUE selon les seuils), délais minimaux de réponse, critères de sélection annoncés à l'avance, interdiction de négociation dans la procédure ouverte, obligation de motiver les rejets... Les grandes entreprises privées s'inspirent souvent de ce cadre pour leurs achats à enjeux.

Plus le cahier des charges est précis, plus les offres reçues seront comparables entre elles. Si les spécifications restent vagues, chaque fournisseur interprétera le besoin à sa manière, ce qui compliquera l'analyse des propositions pour les acheteurs. À l'inverse, un cahier des charges trop rigide peut exclure des propositions pertinentes auxquelles l'acheteur n'avait peut-être pas pensé.

💡 Le conseil Provigis

Dès la phase de consultation, l'acheteur peut demander aux fournisseurs de transmettre certains documents de conformité (attestation URSSAF, extrait Kbis, attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle…). Objectif : ne pas découvrir une éventuelle non-conformité après la sélection, quand la négociation est déjà bien avancée. Provigis vous permet d’accéder en ligne à toute la documentation des fournisseurs pressentis pour gagner du temps.

4. L'analyse des offres

L'acheteur réceptionne les propositions des fournisseurs consultés et les évalue selon les critères définis dans le cahier des charges. Cette analyse porte généralement sur plusieurs dimensions :

  • Le prix global (et pas seulement le prix unitaire) : coût d'acquisition, frais de livraison, coûts de maintenance ou de formation le cas échéant… ;
  • La qualité technique : adéquation de la solution proposée avec les spécifications du besoin ;
  • Les délais : capacité du fournisseur à livrer ou à démarrer la prestation dans les temps requis ;
  • Les garanties et le service après-vente : conditions de remplacement, support technique, engagements de disponibilité… ;
  • La solidité du fournisseur : santé financière, références clients, ancienneté sur le marché… ;
  • Les engagements RSE et environnementaux : politique sociale du fournisseur, certifications environnementales (ISO 14001, EcoVadis), empreinte carbone des produits ou services, conditions de travail dans la chaîne d'approvisionnement…

Pour fiabiliser le processus d’achat à ce stade et comparer objectivement les offres, l'acheteur doit s’appuyer sur une grille de notation pondérée. Chaque critère reçoit un coefficient selon son importance relative, et chaque offre obtient une note par critère. Le calcul produit un score global qui facilite le classement des propositions.

Exemple d’une grille de notation pondérée dans un processus d’achat

Pour construire sa grille, l'acheteur réunit les parties prenantes concernées par l'achat (demandeur interne, direction financière, service technique, responsable RSE le cas échéant) et recueille leurs priorités respectives.

À partir de ces échanges, le groupe définit les critères d'évaluation et leur attribue un coefficient selon leur importance relative : le prix peut peser 30 %, la capacité technique 25 %, les délais 15 %, etc.

Une fois les offres reçues, l'acheteur note chaque fournisseur sur chaque critère (de 1 à 10) selon un barème rigoureux défini à l'avance. Par exemple :

  • Pour le prix, le fournisseur le moins cher obtient 10/10, les autres sont notés proportionnellement à l'écart ;
  • Pour la capacité technique, la note dépend du nombre de certifications détenues ou du niveau de qualification des équipes ;
  • Pour les délais, un engagement d'intervention sous 4 heures peut valoir 10/10, sous 24 heures 6/10, etc.

Ce barème établi avant l'ouverture des plis garantit l'objectivité de l'évaluation et permet de justifier la décision en cas de contestation ou d'audit. Par la suite, le comité d’achat calculera un score global pondéré pour classer les propositions, fiabiliser le processus d’achat et objectiver la décision finale.

Voici un exemple simplifié pour la sélection d'un prestataire de maintenance multi-technique :

Comment fiabiliser le processus d’achat : étapes, risques et bonnes pratiques

Dans cet exemple, le fournisseur « B » arrive en tête malgré un prix supérieur à celui du fournisseur « C ». Sa capacité technique, sa solidité financière et ses engagements RSE compensent l'écart tarifaire.

💡 Le chiffre Provigis

86 % des processus d'achat B2B connaissent au moins une phase de blocage ou de stagnation avant la décision finale (Forrester). L'analyse des offres constitue souvent ce point de friction dans le processus d’achat, par exemple à cause d’offres non comparables (ou difficilement comparables), de manque d’informations ou d’arbitrages difficiles entre critères contradictoires et avec des intérêts divergents au sein du comité d’achat.

5. La négociation

Une fois les offres analysées et classées, l'acheteur engage des discussions avec un ou plusieurs fournisseurs présélectionnés. L’objectif à ce stade est d’ajuster les éléments qui n'ont pas été figés dans le cahier des charges ou qui méritent un réexamen avant contractualisation.

Les points de négociation portent généralement sur les éléments suivants (par ordre d’occurrence) :

  • Le prix au sens large : remise sur volume, tarif dégressif selon la durée d'engagement, remise de bienvenue pour un nouveau client… ;
  • Les délais de livraison ou de démarrage de la prestation ;
  • Les conditions de paiement : délai de règlement (30, 45, 60 jours), acompte à la commande, escompte pour paiement anticipé… ;
  • Les garanties et les pénalités : durée de garantie, montant des pénalités de retard, conditions de résiliation anticipée… ;
  • Les services complémentaires : formation des utilisateurs, support technique, maintenance préventive incluse ou facturée en sus, etc.

L'acheteur ne cherche pas nécessairement à obtenir le prix le plus bas (sauf cas exceptionnels). Il vise le meilleur équilibre entre le coût total de possession, la qualité de la prestation et la sécurité de la relation. Si le fournisseur moins-disant est fragile financièrement ou peu réactif sur le service après-vente, il coûtera in fine bien plus cher à moyen terme (retards, malfaçons, rupture de contrat, recherche d'un remplaçant en urgence…).

Dans les organisations dotées d'une politique achats formalisée, la négociation suit des règles internes avec, par exemple :

  • Des seuils de délégation selon le montant : par exemple, l'acheteur peut engager seul l'entreprise jusqu'à 10 000 €, le responsable achats doit valider entre 10 000 et 50 000 €, et la direction générale intervient au-delà de 50 000 € ;
  • La nécessité d’une validation hiérarchique au-delà de certains engagements ;
  • L’obligation de documenter les échanges pour conserver une trace en cas d'audit, etc.

💡 Le conseil Provigis

Formalisez par écrit chaque point négocié au fil des échanges (prix, délais, pénalités, services inclus). Les accords verbaux obtenus en réunion ou par téléphone doivent être confirmés par email avant de passer à la contractualisation. Cette traçabilité évite les malentendus ultérieurs et constitue une preuve en cas de litige sur le périmètre convenu.

6. La qualification du fournisseur retenu pour fiabiliser l’achat

Avant de contractualiser, l'entreprise doit s'assurer que le fournisseur sélectionné est en règle sur le plan légal, fiscal, social et, le cas échéant, au regard des critères mieux-disants dans le cadre de sa politique d’achats responsables (RSE notamment).

Cette étape de qualification, parfois appelée « homologation », répond notamment à l'obligation de vigilance, définie aux articles L.8222-1 et suivants du Code du travail.

Pour rappel, cette obligation impose à tout donneur d'ordre de vérifier, lors de la conclusion d'un contrat d'au moins 5 000 € HT, que son cocontractant s'acquitte bien de ses obligations sociales et fiscales. En cas de manquement, le donneur d'ordre devient solidairement responsable des dettes sociales et fiscales du fournisseur défaillant. Autrement dit : si votre prestataire ne paie pas ses cotisations URSSAF ou emploie des travailleurs non déclarés, vous pouvez être tenu de régler la note.

La qualification d'un fournisseur implique la collecte et la vérification de plusieurs catégories de documents.

Les documents obligatoires au titre de l'obligation de vigilance :

  • Extrait Kbis ou attestation d'immatriculation (INSEE, INPI, Infogreffe) de moins de trois mois ;
  • Attestation de vigilance URSSAF (ou MSA pour les activités agricoles, SSI pour les indépendants) ;
  • Liste nominative des travailleurs étrangers soumis à autorisation de travail, le cas échéant ou, à défaut, une attestation de non-emploi de travailleurs étrangers (LNTE).

Les documents financiers :

  • Attestation de régularité fiscale ;
  • Bilan et/ou liasse fiscale pour évaluer la santé financière ;
  • Coordonnées bancaires (RIB/IBAN) pour le paiement.

Les documents d'assurance :

  • Attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle (RCP) ;
  • Attestation d'assurance décennale pour les métiers du BTP ;
  • Attestation d'assurance flotte ou marchandises selon l'activité.

Les documents métiers et les certifications (selon le secteur) :

  • Certifications QHSE : ISO 9001 (qualité), ISO 14001 (environnement), ISO 45001 (sécurité), MASE, etc. ;
  • Certifications sectorielles : Qualibat, Qualifelec, CEFRI, ISO 22000 (alimentaire), EN 9100 (aéronautique)… ;
  • Habilitations et agréments : CNAPS (sécurité privée), capacité de transport, ICPE…

Les documents RSE et de conformité :

  • Évaluation EcoVadis ou équivalent ;
  • Labels RSE (Lucie 26000, Engagé RSE, RFAR…).

La difficulté de cette étape tient à trois facteurs. D'abord, le volume : une ETI ou un grand compte peut référencer plusieurs centaines de fournisseurs actifs, chacun avec sa propre liste de documents à collecter. Ensuite, la mise à jour : les attestations URSSAF sont valables six mois, les Kbis trois mois, les assurances un an... L'acheteur doit donc suivre les échéances et relancer les fournisseurs avant expiration. Enfin, la vérification : il ne suffit pas de collecter le document. Il faut s'assurer de son authenticité et de sa validité (dates, montants de couverture, périmètre d'activité…).

💡 Le conseil Provigis

Provigis automatise la collecte, le contrôle et le suivi des documents de conformité de vos fournisseurs. Notre plateforme digitale interroge directement les API gouvernementales (Infogreffe, URSSAF, INSEE) pour vérifier l'authenticité des attestations, vous alerte avant leur expiration et relance automatiquement les fournisseurs concernés. En plus d’accélérer et de fiabiliser votre processus d’achat, vous disposez d'une piste d'audit complète en cas de contrôle.

7. La contractualisation

Une fois le fournisseur qualifié, l'acheteur formalise la nouvelle relation par un contrat qui fixe les engagements des deux parties : nature de la prestation, prix, délais, conditions de paiement, garanties, pénalités, durée et conditions de renouvellement et de résiliation.

Le contrat reprend les éléments négociés aux étapes précédentes et les rend juridiquement opposables. Selon la nature de l'achat, il peut prendre plusieurs formes :

  • Le bon de commande simple, généralement suffisant pour les achats ponctuels de faible montant ;
  • Le contrat-cadre, qui fixe les conditions générales d'une relation sur plusieurs mois ou années, avec des commandes passées au fil des besoins ;
  • Le marché à bons de commande, fréquent dans le secteur public et les grandes entreprises, qui prévoit un volume estimatif et des prix unitaires fermes.

Le service juridique et/ou le service achats vérifie que le contrat protège les intérêts de l'entreprise sur plusieurs points : limitation de responsabilité, clause de confidentialité, propriété intellectuelle (si applicable), conditions de révision des prix, clause de résiliation pour faute ou pour convenance, juridiction compétente en cas de litige, etc.

Pour les entreprises soumises à la loi Sapin II et/ou au devoir de vigilance, le contrat doit également inclure des clauses relatives à l'éthique et à la conformité, notamment l’engagement du fournisseur à respecter un code de conduite anticorruption, un droit d'audit ainsi que l’obligation de signaler tout changement de situation susceptible d'affecter sa conformité.

💡 Le conseil Provigis

Provigis intègre une fonction d'e-signature qui vous permet de faire signer électroniquement vos contrats, vos chartes fournisseurs et les engagements de conformité directement depuis la plateforme. Le fournisseur reçoit le document, le signe en ligne, et vous conservez une preuve horodatée à valeur juridique dans votre piste d'audit.

8. La passation de commande

Le contrat signé, l'acheteur déclenche la commande auprès du fournisseur. Cette étape formalise la demande d'exécution de la prestation ou de livraison du produit selon les conditions contractuelles. En principe, le bon de commande doit préciser :

  • La référence du contrat ou du marché ;
  • La désignation exacte des produits ou services commandés ;
  • Les quantités ;
  • Les prix unitaires et le montant total ;
  • Le lieu de livraison ou d'exécution ;
  • La date de livraison ou le calendrier d'intervention attendu ;
  • Les instructions particulières, le cas échéant (conditionnement, horaires d'accès, interlocuteur sur site…).

Dans les organisations dotées d'un ERP ou d'un outil de gestion des achats, le bon de commande suit un circuit de validation électronique avant envoi au fournisseur. Ce workflow garantit :

  • Que la commande respecte les seuils budgétaires ;
  • Qu'elle est imputée sur le bon centre de coût ;
  • Qu'elle a reçu les validations hiérarchiques requises.

Une fois la commande transmise, le fournisseur accuse réception et confirme sa capacité à respecter les délais et conditions. Cet accusé de réception engage contractuellement le fournisseur : en cas de retard ou de non-conformité, l'acheteur pourra s'y référer pour appliquer les pénalités prévues au contrat.

💡 Le conseil Provigis

Entre la signature du contrat et la passation de commande, plusieurs semaines peuvent s'écouler. Pendant ce délai, une attestation URSSAF peut expirer ou un fournisseur peut faire l'objet d'une procédure collective. Provigis s'interface avec votre ERP ou votre SRM pour bloquer automatiquement les commandes à destination des fournisseurs non conformes. Le demandeur voit immédiatement le statut du fournisseur et ne peut pas passer commande tant que les documents requis ne sont pas à jour.

9. La réception et l'évaluation

Une fois que le fournisseur a livré le produit ou exécuté la prestation, l'entreprise doit alors vérifier que la livraison correspond à ce qui a été commandé, tant en quantité qu'en qualité. Cette vérification porte sur :

  • La conformité au bon de commande : références, quantités, conditionnement… ;
  • Le respect des délais : livraison à la date prévue ou dans la fenêtre contractuelle ;
  • La qualité : le produit ou la prestation répond-il aux spécifications techniques définies dans le cahier des charges ?
  • L'état de la livraison : absence de dommages, de pièces manquantes ou de défauts.

Si tout est conforme, le réceptionnaire valide la livraison et déclenche le processus de paiement selon les conditions convenues. Si des écarts sont constatés, il émet des réserves et les notifie au fournisseur. Selon la gravité, l'acheteur peut demander :

  • Un avoir ;
  • Un remplacement ;
  • Une reprise ;
  • Ou appliquer les pénalités prévues au contrat.

Au-delà du contrôle immédiat, l'entreprise a intérêt à évaluer la performance du fournisseur sur la durée. Cette évaluation alimente la base fournisseurs et oriente les décisions futures : reconduction du contrat, élargissement du périmètre de collaboration ou, au contraire, sortie progressive du panel.

Les critères d'évaluation reprennent souvent ceux de la grille de notation de départ (qualité, délais, réactivité, conformité documentaire) auxquels s'ajoutent des indicateurs plus opérationnels comme le taux de service, le nombre de litiges et la capacité à absorber les pics d'activité.

💡 Le chiffre Provigis

81 % des acheteurs B2B se déclarent insatisfaits du fournisseur finalement retenu (Forrester). Cette insatisfaction se révèle souvent après les premières livraisons ou prestations… d'où l'importance de formaliser l'évaluation fournisseur qui permet de détecter les écarts, d'objectiver la décision de reconduire ou non le contrat et d'enrichir la base fournisseurs pour les consultations futures.

Former les équipes aux risques pour fiabiliser le processus d’achat

La grande majorité des défaillances dans le processus d'achat ne viennent pas d'une mauvaise volonté ou d’une malveillance. Elles découlent le plus souvent d’un manque de sensibilisation au risque encouru :

  • Le comptable qui met à jour un RIB sur simple demande par email ne réalise pas qu'il est la cible d'une arnaque ;
  • L'acheteur qui passe commande à un fournisseur dont l'attestation URSSAF a expiré ne sait pas qu'il expose son entreprise à la solidarité financière.

Les équipes impliquées dans le processus d'achat, des acheteurs aux prescripteurs internes en passant par les comptables fournisseurs et les réceptionnaires doivent connaître les risques auxquels elles font face au quotidien.

Cette montée en compétence peut prendre plusieurs formes selon les ressources disponibles :

  • Une session de sensibilisation annuelle animée par le service achats ou le contrôle interne, avec des cas concrets tirés de l'actualité ou de l'historique de l'entreprise ;
  • Des fiches réflexes accessibles à tous : que faire face à une demande de changement de RIB ? Quels documents exiger avant de valider une commande ? Qui alerter en cas de doute sur un fournisseur ?
  • Un point d'actualité en réunion d'équipe lorsque la réglementation évolue (directive CSDDD, renforcement des contrôles URSSAF, nouvelles obligations Sapin II…).

L'objectif n'est pas de transformer chaque collaborateur en expert de la conformité fournisseurs. Il s'agit plutôt de créer les bons réflexes : vérifier avant de modifier, alerter avant de valider, documenter avant de payer... Voici les 5 risques majeurs à intégrer dans ce socle de formation pour fiabiliser le processus d’achat.

1. Le risque de défaillance fournisseur

Un fournisseur peut faire l'objet d'une procédure collective (redressement, liquidation judiciaire) ou cesser brutalement son activité en cours de contrat.

Cette défaillance interrompt la livraison des produits ou l'exécution de la prestation, ce qui peut paralyser une partie de l'activité de l'entreprise cliente.

Exemple : une ETI du secteur agroalimentaire confie la maintenance de ses lignes de production à un prestataire spécialisé. En milieu de contrat, ce prestataire est placé en liquidation judiciaire. L'ETI se retrouve sans support technique pendant plusieurs semaines, le temps de qualifier un nouveau fournisseur en urgence. Résultat : des arrêts de production non planifiés et un surcoût lié à l'intervention d'un remplaçant sollicité dans l'urgence.

💡 Le conseil Provigis

Provigis intègre des alertes sur la santé financière de vos fournisseurs. La plateforme vous notifie dès qu'un événement significatif survient (procédure collective, inscription de privilège, dégradation du score de solvabilité), ce qui vous permet d'anticiper une éventuelle défaillance et de préparer une solution de repli avant la rupture.

2. Le risque de solidarité financière

Lorsqu'un donneur d'ordre contracte avec un fournisseur qui ne s'acquitte pas de ses obligations sociales ou fiscales (cotisations URSSAF impayées, travail dissimulé, emploi de travailleurs étrangers sans autorisation), il peut être tenu solidairement responsable des sommes dues.

Cette solidarité financière est prévue aux articles L.8222-1 et suivants du Code du travail pour tout contrat d'au moins 5 000 € HT.

Exemple : une entreprise de logistique fait appel à un sous-traitant pour du transport de marchandises. Ce sous-traitant emploie des chauffeurs non déclarés. Lors d'un contrôle de l'URSSAF, le donneur d'ordre est mis en cause au titre de la solidarité financière. Il doit régler les cotisations sociales éludées par son sous-traitant, soit plusieurs dizaines de milliers d'euros.

💡 Le conseil Provigis

Pour fiabiliser le processus d'achat et vous prémunir de ce risque, Provigis collecte et authentifie automatiquement les attestations de vigilance (URSSAF, MSA, SSI) de vos fournisseurs. La plateforme contrôle leur authenticité via les API gouvernementales et vous alerte avant leur expiration, ce qui vous garantit une conformité documentaire permanente.

3. Le risque de dépendance fournisseur

La dépendance fournisseur se produit lorsqu'une entreprise concentre une part importante de ses achats sur un seul prestataire, sans disposer d’alternative identifiée.

Si ce fournisseur augmente ses prix, dégrade sa qualité de service ou fait défaut, l'entreprise se retrouve en position de faiblesse, sans levier de négociation ni solution de repli immédiate.

Exemple : une ETI industrielle confie depuis 10 ans l'usinage de pièces mécaniques sur mesure à un sous-traitant unique. Ce prestataire maîtrise les plans, les tolérances et les spécificités des machines du client.

Lorsqu'il annonce un délai de livraison allongé de trois semaines faute de capacité (car il a signé un nouveau client à fort potentiel commercial), l'ETI n'a aucune alternative qualifiée. Elle doit :

  • Accepter le retard et décaler sa propre production ;
  • Ou lancer un sourcing en urgence avec un temps de montée en compétence du nouveau prestataire (transmission des plans, essais, validation qualité) qui prendra plusieurs mois.

💡 Le conseil Provigis

Pour chaque catégorie d'achat critique, maintenez au moins deux fournisseurs qualifiés dans votre panel, même si vous ne travaillez activement qu'avec un seul. Cette double source vous donne une alternative immédiate en cas de défaillance ou de dérive tarifaire et renforce votre position lors des renégociations.

4. Le risque de fraude au fournisseur

La fraude au fournisseur désigne les tentatives d'escroquerie visant à détourner des paiements, par exemple par :

  • L'usurpation d'identité d'un fournisseur existant: un escroc se fait passer pour votre prestataire (notamment par mail) et demande un changement de RIB. Les paiements suivants vers le fournisseur légitime arrivent sur le compte du fraudeur ;
  • La création d'un fournisseur fictif et de factures factices dans le système d'information par un salarié malveillant ou un pirate informatique ;
  • La fausse facture: l’entreprise reçoit une facture pour une prestation jamais commandée ni réalisée. L’objectif du fraudeur est qu’elle se noie dans le flux comptable et qu’elle soit réglée sans vérification.

Exemple : le service comptabilité d'une PME reçoit un email prétendument envoyé par son fournisseur de fournitures informatiques, demandant de mettre à jour ses coordonnées bancaires.

L'email est envoyé depuis une adresse email très similaire à celle du fournisseur (comptabilite@fournisseurs.com au lieu de comptabilite@fournisseur.com par exemple), reprend la charte graphique du fournisseur et mentionne le nom du commercial habituel. Le comptable de l’entreprise effectue la modification demandée.

Au moment de régler les trois factures suivantes, qui ont été envoyées par le fournisseur légitime, les montants sont virés sur le RIB des fraudeurs.

💡 Le conseil Provigis

Toute demande de modification de coordonnées bancaires doit faire l'objet d'une vérification par un canal indépendant. Vous pouvez, par exemple, appeler votre contact habituel chez le fournisseur (sur un numéro que vous avez déjà, pas celui indiqué dans l'email suspect) pour confirmer la demande. Cette contre-vérification prend 2 minutes et peut éviter des pertes considérables.*

5. Le risque réputationnel

Le risque réputationnel se matérialise lorsqu'un fournisseur de l’entreprise est impliqué dans des pratiques condamnables :

  • Travail dissimulé;
  • Non-respect des normes environnementales ;
  • Corruption ;
  • Violation des droits humains dans sa chaîne de production, etc.

Même si l'entreprise donneuse d'ordre n'est pas directement responsable, son image est entachée par association.

Exemple : un groupe de distribution textile référence un fabricant étranger pour une ligne de vêtements à bas prix. Une enquête journalistique d’un média national révèle que ce fabricant emploie des mineurs dans des conditions insalubres.

L'information est reprise sur les réseaux sociaux, puis les appels au boycott se multiplient. Le distributeur doit alors retirer les produits de la vente, rompre le contrat et lancer une campagne de communication de crise.

Au-delà des pertes financières immédiates, la marque essuie une perte de confiance de la part de ses clients et actionnaires.

💡 Le conseil Provigis

Pour fiabiliser votre processus d'achat sur le volet RSE, Provigis vous permet de collecter et vérifier les engagements de vos fournisseurs : certifications environnementales (ISO 14001), labels RSE (Lucie 26000, EcoVadis), chartes éthiques signées et questionnaires RSE. Vous objectivez ainsi vos critères de sélection et conservez une trace documentaire en cas de mise en cause.

La séparation des rôles : une mesure décisive pour fiabiliser le processus d'achat

Le principe de séparation des rôles (ou ségrégation des tâches) est un pilier du contrôle interne appliqué aux achats. Le principe est très simple : aucune personne ne doit maîtriser l'ensemble d'une chaîne de décision engageant des fonds de l'entreprise.

Concrètement, si un même collaborateur peut créer un fournisseur dans le système, passer une commande, valider la réception et déclencher le paiement, il peut aussi créer un fournisseur fictif, générer de fausses factures et se payer lui-même sans que personne ne s'en aperçoive.

La séparation des rôles casse cette possibilité en répartissant les responsabilités entre plusieurs personnes. Chaque intervenant contrôle, de fait, le travail de celui qui le précède dans la chaîne. Voici un exemple de répartition que l’on retrouve classiquement dans les organisations bien structurées :

  • Le prescripteur exprime le besoin et rédige les spécifications. Il ne choisit pas le fournisseur ;
  • L'acheteur identifie les fournisseurs, conduit la consultation et négocie. Il ne valide pas les budgets ;
  • Le responsable budgétaire valide l'engagement de dépense sur son enveloppe. Il ne passe pas les commandes ;
  • Le réceptionnaire contrôle la livraison ou la prestation et atteste du service fait. Il ne gère pas les paiements ;
  • Le comptable fournisseurs rapproche la facture du bon de commande et du bon de réception puis déclenche le paiement. Il ne crée pas les fournisseurs dans le référentiel ;
  • Un administrateur référentiel (ou le contrôle interne) gère la création et la modification des fiches fournisseurs, notamment les coordonnées bancaires.

Cette répartition empêche qu’un acteur isolé détourne les fonds de l’entreprise à son profit. Pour qu'une fraude aboutisse, il faudrait une collusion entre plusieurs personnes occupant des fonctions différentes, ce qui complique considérablement le passage à l'acte.

Cette séparation stricte n'est pas toujours possible dans les PME : les équipes sont réduites, et certaines personnes cumulent plusieurs casquettes. Dans ce cas, des contrôles compensatoires s'imposent :

  • Double signature au-delà d'un certain montant ;
  • Revue périodique des créations de fournisseurs par le dirigeant ;
  • Rapprochement bancaire systématique.

L'objectif reste le même : faire en sorte qu'aucune opération sensible ne repose sur une seule personne sans vérification.

💡 Le conseil Provigis

La gestion du référentiel fournisseurs est un point de vulnérabilité majeur : celui qui peut créer ou modifier une fiche fournisseur (notamment les coordonnées bancaires) détient un pouvoir sensible. En confiant la collecte et la vérification des données fournisseurs à Provigis, vous externalisez cette fonction critique auprès d'un tiers de confiance. Les informations sont en effet récupérées directement à la source (API gouvernementales, fournisseurs eux-mêmes).

Fiabilisez votre processus d'achat avec Provigis

Depuis 2009, Provigis accompagne les directions achats, juridiques et financières dans la sécurisation de leurs relations fournisseurs.

Notre plateforme digitale est née d'un constat partagé par les membres du Club des Acheteurs : chaque entreprise collectait les mêmes documents (Kbis, attestations URSSAF, assurances, certifications) auprès des mêmes fournisseurs, chacune de son côté, avec ses propres moyens. Cette redondance mobilisait des ressources considérables sans garantir la fiabilité des documents obtenus.

Aujourd'hui, en tant que Tiers de Collecte Probatoire (TCP), Provigis mutualise cette collecte et agit comme tiers de confiance entre les donneurs d'ordre et les fournisseurs. Notre plateforme permet aux grandes entreprises et aux ETI de :

  • Collecter automatiquement les documents de conformité de leurs fournisseurs (obligation de vigilance, assurances, certifications QHSE, engagements RSE) sans les relancer manuellement ;
  • Vérifier l'authenticité des attestations via les API gouvernementales (URSSAF, Infogreffe, INSEE) en temps réel ;
  • Suivre les échéances et recevoir des alertes avant l’expiration des documents ;
  • Surveiller la santé financière du panel fournisseurs et être notifié en cas de procédure collective ou de dégradation de solvabilité ;
  • Bloquer les commandes vers les fournisseurs non conformes grâce à l'intégration avec votre ERP ou SRM ;
  • Conserver une piste d'audit horodatée et juridiquement opposable pour chaque document collecté.

Vous souhaitez fiabiliser votre processus d'achat et sécuriser vos relations fournisseurs ? Demandez votre démonstration personnalisée de la plateforme Provig

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